Europe d’hier / Europa von gestern

Lina, Joachim

Mardi 15 janvier, Verdun :

Ce mardi, pluvieux et froid, notre groupe franco-allemand était en visite sur le champ de bataille de Verdun, symbole des guerres passées entre les deux pays. La découverte de ces lieux encore marqués, cent ans plus tard, par les traces des combats nous a permis de prendre conscience de la violence des affrontements pendant la première guerre mondiale.

Für unsere Generation ist es oft schwer, wirklich zu verstehen, was die Geschichte bedeutet. Die Konfrontation mit Verdun war somit für uns als Gruppe ein wichtiges Ereignis, um wenigstens den Ansatz einer Vorstellung zu erlangen.

 A travers les fenêtres du car nous pouvons facilement observer les paysages défigurés par des trous d´obus encore visibles, une végétation récente et qui repousse en plein désordre. En un regard, nous avons tous compris, ou du moins imaginé ce que pouvait être la guerre.  

Verdun zu besichtigen, haben wir als faszinierend und bedrückend erlebt. Über die deutsch-französische Geschichte an so einem bedeutendem Ort zu lernen, fanden wir sehr interessant. Der Gedanke an die Brutalität jedoch war grausam.

Après quelque temps nous arrivons à l´ouvrage de la Falouse. Après avoir été laissé à l´abandon, ce fort servant au repos des soldats a été rénové par des particuliers, passionnés par la guerre, et est aujourd´hui ouvert à la visite. Cette visite nous a notamment permis de comprendre le quotidien des soldats pendant la guerre.

Das Europa von gestern ist an vielen Orten noch klar zu erkennen, wie das Dorf Bezonvaux zeigt. Der erste Weltkrieg zerstörte das Dorf, sodass heute nur Ruinen der Häuser zu sehen sind. Die einzige Ausnahme bildet eine Kapelle im Zentrum. Sie wurde 1932 wieder aufgebaut und stellt nun das einzige Gebäude des Dorfes dar.

La visite de ces ruines fut très émouvante. Il n´y a plus rien et pourtant ce lieu est chargé d´histoire. Des civils, qui n´avaient rien demandé, ont vu tous leurs biens disparaître et leur vie basculer dans l´atrocité de la guerre.

Außerdem fiel uns die Hügellandschaft auf. Man erklärte uns, dass diese durch Granaten entstanden war. Obwohl die Natur langsam die Überreste kaschiert, werden die Ruinen immer existieren. Der Besuch hat uns als deutsch-französische Gruppe auf die gemeinsame Verantwortung hingewiesen, das Europa von gestern präsent beizubehalten.

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Après avoir visité le cimetière allemand de Niederbronn la veille, nous sommes allés au cimetière national de Verdun, où 15000 soldats français sont enterrés. Pourtant, que le cimetière soit allemand ou français  les sentiments sont les mêmes. La tristesse et la compassion sont toutes les deux présentes lorsque l´on parcourt les allées des deux cimetières. Derrière chaque nom inscrit sur les tombes, il  y a une histoire différente.

Uns beeindruckte besonders die Menge an Kreuzen. Denn 15000 Soldaten sind nur in einem Zeitraum von 2 Wochen auf französischer Seite gefallen. Die Zahl ist unvorstellbar, aber durch den Besuch des Friedhofes ein wenig greifbarer geworden.

En visitant le cimetière allemand, on ne visite pas le cimetière ennemi.
Wenn Deutsche den Französischen Friedhof besuchen, besuchen sie nicht den Friedhof eines Feindes.

Combien de femmes n´ont pu être aimées de vous ?

Combien d´enfants n´ont pu naître de vous ?

Vous, bien plus jeune que moi, mort il y a si longtemps…

Un inconnu profitant de votre paix, extrait d’un cahier de visiteurs

Brücken bauen. Menschen verbinden. Grenzen überwinden.

THW-Jugend-Unterfranken, Auszug aus einem Besucherheft


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